Je suis récemment rentrée d’un PVT en Corée du Sud. Ça a été l’une des meilleures expériences de ma vie. Cependant, si je me pensais bien préparée avant mon départ, il y a tout de même plusieurs choses que j’aurais aimé savoir avant de partir. Ce sont parfois des petits détails, mais qui peuvent drastiquement changer ton expérience !
Je te partage ici mon retour d’expérience, les 5 choses que j’aurais aimé savoir avant de partir et que la plupart des guides ne mentionnent jamais. Ainsi que quelques conseils pour profiter au mieux de ton voyage.
Le contexte
Faire mon PVT en Corée du Sud, ce n’était pas un projet sorti de nulle part. Tout a commencé en 2018, lors de mon échange universitaire à Taïwan. L’une des filles de ma chambre était une grande fan de BTS. Un groupe alors inconnu pour moi. En discutant avec elle, j’en apprends plus sur la K-pop et sur la Corée. S’ensuit une période où je me plonge dans la culture coréenne et, naturellement, l’envie de visiter le pays grandit en moi.
Après le Covid, je pars donc pour un voyage de 3 mois en Corée. Pendant ces 3 mois, je fais un grand tour de la Corée. Et là, c’est le coup de cœur. Je me promets d’y retourner et, cette fois, plus longtemps. Quatre ans plus tard, avec quelques courts voyages entre-temps, je démarre mon PVT en Corée en janvier 2026. J’ai quitté mon job et je suis super excitée pour cette nouvelle aventure dans ce pays que j’aime tant.
C’est quoi un PVT ?
Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec le PVT, c’est un type de visa qui permet de rester pendant un an en Corée du Sud. Son nom officiel est le « Permis Vacances-Travail ». Cela signifie que l’on a le droit de travailler dans le pays pour financer notre voyage longue durée. C’est un visa très pratique pour voyager plus lentement et mieux comprendre le pays qu’on visite.
Pour les Belges, le visa est disponible jusqu’à 30 ans pour la Corée du Sud. Les Français ont d’autres accords qui leur permettront bientôt de partir jusqu’à 35 ans. Pour plus d’informations sur la façon de postuler, je te renvoie vers le site des Pvtistes.
Cependant, si tu as encore des questions, n’hésite pas à revenir vers moi, je t’aiderai du mieux que je le pourrai.
Les 5 choses que j’aurai voulu savoir avant de partir en PVT en Corée du Sud
1. Construire un nouveau cercle social, ça prend du temps
En partant pour mon PVT, je n’étais pas trop inquiète sur le fait de me trouver un nouveau cercle social. Lors de mon précédent voyage, j’avais rapidement trouvé plein de personnes avec qui passer mes journées. Mais ce que je n’avais pas anticipé, c’est que la plupart étaient des voyageurs comme moi. Or, pour mon PVT, j’avais décidé de m’installer à Séoul. Je voulais expérimenter la vie dans la ville. Il fallait donc que j’essaie de trouver des gens qui resteraient sur le long terme.
Au final, il m’a fallu un bon 5 mois avant de réussir à me sentir intégrée et surtout à l’aise dans un nouveau cercle d’amis. 5 mois, c’est long quand on est seul dans un nouveau pays à l’autre bout du monde.
Je suis quelqu’un d’assez réservée et timide ; il me faut donc du temps pour me sentir bien dans un groupe. Mais en discutant avec différents expats, 3 à 5 mois semble être la moyenne pour la plupart d’entre eux également. Il est possible d’accélérer le processus, et je compte bien te partager mes astuces pour cela. Mais si tu prévois effectivement de partir en PVT, sache que les premiers mois risquent d’être un peu plus solitaires.
Mes astuces pour rencontrer du monde
Mes astuces sont basées sur ma propre expérience de PVT en Corée du Sud. Je suis partie seule, sans personne que je connaisse sur place. Pour ceux qui partiraient en Corée pour leurs études ou pour leur travail, vous partez avec un gros avantage. Vous serez constamment entourés de gens que vous verrez régulièrement et avec qui vous devrez communiquer. C’est beaucoup plus simple de rencontrer des gens dans ce genre de circonstances. Néanmoins, si vous voulez sortir de votre groupe habituel, mes « tips » ci-dessous pourront quand même vous être utiles.
Le meilleur moyen que j’ai trouvé pour rencontrer du monde a été de passer par l’application Meetup. C’est une app internationale où des personnes (souvent des expats) proposent des activités. Il y a de tout : des soirées, des randonnées, découvrir de nouveaux restaurants, tricoter dans un café… Bref, c’est assez varié. La communauté Meetup est très active et c’est donc un bon moyen pour rencontrer du monde. En plus, la plupart des événements sont gratuits !
Mes recommandations de groupes Meetup
Personnellement, je te recommande chaudement Chillpal. Ce groupe est géré par Marie, une Anglaise qui vit depuis deux ans en Corée du Sud. C’est une hôte incroyable, très amicale et chaleureuse. Elle réussit à chaque fois à intégrer les nouveaux et à faire en sorte que tout le monde trouve sa place. Si tu passes par Séoul et que tu vas à un de ces events, n’hésite pas à dire que tu viens de ma part !
Pour ceux qui prévoient de bosser un peu sur place en digital nomad, ou qui veulent étudier le coréen, et qui ont besoin d’un moment de travail partagé, je vous recommande le groupe SeoulShare. Tous les lundis matin, ils se retrouvent dans un grand café et bossent ensemble pendant trois heures. Ensuite, ils vont manger dans un resto du quartier. L’ambiance y est détendue et fun. C’est aussi des moments où j’ai réellement pu avancer sur mes différents projets.
De manière générale, la meilleure manière de se faire un nouveau cercle est d’essayer différentes activités jusqu’à ce que tu trouves des gens avec qui le courant passe bien. En tant que timide, ce n’est pas toujours évident. Mais je t’assure que l’effort en vaut la chandelle. De plus, la plupart des organisateurs ont l’habitude d’accueillir de nouvelles personnes et ils sont assez forts pour nous mettre à l’aise.

L’anglais pour faciliter les rencontres
Je ne te dirais pas que l’anglais est obligatoire pour faire un PVT en Corée. Tu peux trouver des francophones relativement facilement à Séoul et Busan. Mais je te mentirais en te disant que ce n’est pas un énorme atout qui va te faciliter la vie sur place.
Déjà, la plupart des événements sont en anglais. Les gens qui y participent viennent du monde entier et si tu veux pouvoir connecter avec un maximum de personnes, l’anglais me semble indispensable. Tu n’as pas besoin d’être parfaitement bilingue. La plupart des gens qui participent à ces événements n’ont pas l’anglais pour langue principale, mais quelques notions t’aideront grandement à t’intégrer.
Si tu veux aussi rencontrer des Coréens, là, je te conseille vraiment d’étudier ton coréen. (Ça t’aidera également énormément dans la vie quotidienne sur place.) Beaucoup de Coréens ont eu des cours d’anglais pendant plus de 10 ans, mais très peu osent vraiment le parler. Ceux que tu croiseras lors d’évents meetup, parlent généralement bien anglais, mais pour les autres, le mieux, est de les approcher avec leur propre langue. Par la suite, ils switcheront probablement vers l’anglais s’ils le peuvent, mais sans aucune base de coréen, ce sera probablement plus compliqué de les approcher et de créer de vraies amitiés.
2. Les premiers mois sont les plus intenses
Si tu es comme moi, tu es hyper excité·e de partir. Tu as déjà prévu pleins de citytrips et d’endroits que tu veux visiter ou des expériences à vivre. Tu te dis que 12 mois, c’est hyper court et que tu dois profiter à fond dès le début pour ne rien manquer. Et en un sens, c’est vrai.
12 mois, ça passe vite. Encore plus dans un pays comme la Corée du Sud ou chaque saison apporte son lot d’expériences et d’événements. Cependant, je te conseillerais de te ménager les 2 premiers mois. Prévois des choses, (ça aide aussi avec la solitude.) mais ne surcharge pas ton agenda.
J’avais déjà voyagé en Corée avant de partir. Je pensais donc que mon adaptation serait super simple. Je connaissais la culture, la langue et j’avais déjà visité Séoul. Je ne partais donc pas totalement dans l’inconnu. Et pourtant, les 2 premiers mois ont été hyper intenses !
Tout est différent
Déjà, les premiers mois, tu dois t’occuper de toute ta paperasse administrative : faire ta carte d’identité, t’inscrire dans une banque, prendre un numéro de téléphone coréen, trouver un appartement… Tout est bien organisé en Corée, mais ça prend quand même du temps et de la charge mentale.
Surtout qu’en plus de t’occuper de toutes ces choses « essentielles », tu dois t’habituer à vivre dans un endroit radicalement différent de la Belgique ou de la France. On ne se rend pas compte, mais des bêtes questions comme : comment sortir les poubelles ici, comment fonctionne le tri, ou trouver des draps de lits,… vont te prendre beaucoup plus d’énergie que d’habitude. Les premières semaines, il faut trouver ses marques et réapprendre certains gestes du quotidien en s’adaptant à ton nouvel environnement.
Bref, le premier mois, concentre-toi sur ton installation et essaie d’adopter une sorte de routine. Ça t’aiderait à plus vite te sentir chez toi.
Ces premiers mois intenses sont aussi une des majeures raisons pour lesquelles il m’a fallu 3 à 5 mois pour former un nouveau cercle social. Personnellement, j’étais déjà tellement épuisée par mon quotidien que je n’avais plus l’énergie d’aller à des événements sociaux le soir (ce qui je le rappelle, me demandait beaucoup d’énergie en tant qu’introvertie).
J’ai mis un bon mois et demi avant de me sentir assez bien dans mon quotidien pour enfin commencer à aller à des événements. J’ai fait pleins de citytrips et d’excursions entre temps. Mais je les faisais solo.
3. Ne sous-estime pas le budget nécessaire pour partir en PVT en Corée du Sud
J’ai toujours été étonnée de voir des gens dire qu’ils partaient en PVT en Corée avec moins de 5 000 € de côté pour toute l’année. Si tu prévois de vivre en dehors de Séoul, la vie est généralement moins cher que chez nous. Mais malgré cela, partir avec moins 5 000 €, ce n’est vraiment pas optimal pour profiter du PVT. Même en comptant sur un revenu plus tard pour assurer toute l’année.
Avant de te partager le budget que j’estime suffisant pour partir, je pense qu’il est important de préciser comment je voyage et ce que je comprends dans mon budget. Quelqu’un qui va vivre à Gyeongju dans un petit appartement et quelqu’un qui prévoit de vivre à Séoul dans un oneroom, n’auront clairement pas besoin du même budget. Ce que je vais donc te partager concerne mon expérience personnelle en 2026 à Séoul.
Ma façon de voyager, mon budget
Quand je voyage, et même dans mon quotidien, je suis quelqu’un qui aime se créer des souvenirs et vivre des expériences. Je vais donc souvent en citytrips ou plus. Je teste régulièrement de nouveaux restos, des activités fun, sortie cinéma, …. Je prévois donc toujours une bonne partie de mon budget pour ce genre d’expériences. C’est ce qui me permet de vraiment profiter une fois sur place.
Ensuite, j’aime mon confort, je voulais donc vivre dans un appartement un minimum confortable et avoir une chambre dans laquelle je ne me sente pas trop à l’étroit.
Mon budget initial
Avant de partir, j’avais prévu un budget de 1300 €/mois. Et pour être honnête, c’était un peu juste. Les premiers mois, j’ai réellement essayé de m’y tenir. Mais cela signifiait compter toutes mes dépenses et vraiment faire attention. Ça ne me laissait quasi aucune place pour l’improvisation ou les dépenses plaisir (shopping, activité extra, ….).
Finalement, j’ai préféré raccourcir mon PVT de quelques mois pour pouvoir réellement profiter du temps que j’avais sur place, plutôt que de devoir faire attention à chacune de mes dépenses et devoir dire non à plein d’expériences trop chouettes.
J’ai bien conscience que pour certaines personnes 1 300 € pourraient être suffisant. Mais pour moi, c’était un peu short et je préfère te mettre en garde avant de partir afin d’être sûre que tu puisses profiter de ton PVT comme tu en rêves.
Et le travail dans tout ça ?
L’avantage de partir en PVT, c’est qu’on peut travailler sur place pour nous aider à financer notre voyage. Cela signifie, qu’en théorie, on peut partir avec moins d’économies et quand même avoir assez d’argent.
Seulement, pour le PVT en Corée du Sud, je ne recommanderai pas de trop compter sur ce revenu supplémentaire. En tant que Belge, tu peux travailler maximum un mi-temps pendant 6 mois. Ce qui n’est vraiment pas énorme. Surtout que la plupart des jobs disponibles ne sont en général pas très bien payés.
Si tu n’as vraiment pas le choix, ça peut clairement te donner un coup de pouce, mais je ne compterais pas là-dessus pour financer ton voyage. C’est bien pour te donner un plus gros budget extra, mais je ne compterais pas dessus pour payer ton appartement et tes frais indispensables.
Quel budget faut-il pour un PVT en Corée du Sud ?
Pour t’aider à y voir plus clair, je te partage ci-dessous le détail de mon budget mensuel. Comme tu peux le constater, mes 1 300 €, prévus de base, ne me suffisaient pas vraiment :
| Logement | J’étais dans une colloque que je partageais avec 5 autres coréennes. J’avais une chambre de 12 m². (Attention, le choix de l’appartement peut drastiquement changer ton budget !) | 450 € charges comprises |
| Transports | J’avais une climate card pour Séoul, et quelques trajets occasionnels non compris | +/- 40 € |
| Medical & Admin | produits de santé et frais administratifs en tout genre | +/- 40 € |
| Nourriture | Je cuisinais parfois à la maison, mais la plupart du temps, je mangeais dehors. Les restos me coûtaient entre 6 € et 18 €. Je privilégiais un maximum les restos à moins de 10 € et je me faisais de temps en temps plaisir avec un resto un peu plus cher. J’avais calculé, que ça me revenait quasi au même prix de cuisiner à la maison, je préférerais donc manger dehors. | +/- 350 € |
| Activités fun | Ça, c’était mon budget plaisir. L’avantage, c’est que la plupart des activités culturelles sont gratuites ou très peu cher. Ce budget était donc principalement pour visiter de jolis cafés, faire du shopping, aller au cinéma, découvrir des parcs d’attractions et autres activités fun et non-essentielles. | +/- 250 € |
| Voyages | Quand on part en PVT, c’est souvent qu’on a envie de voyager. Je me suis principalement concentrée sur la Corée, mais j’en ai aussi profité pour refaire le Japon et découvrir Hong Kong | +/- 450 € |
Donc, en gros, je vivais avec plus ou moins 1 600 € par mois. Il est clairement possible de vivre avec un peu moins (notamment en coupant dans les budgets Activités fun et voyages). Mais si tu veux réellement pouvoir profiter sur place et ne pas devoir compter chaque dépense, tout en voyageant dans et hors du pays, c’est le budget que je te recommanderais. Je peux te faire un article plus détaillé sur le budget nécessaire avant et pendant le PVT ainsi que des tips pour bien le préparé, si ça t’intéresse, dis-le-moi en commentaire !
4. le PVT comme moyen de tester la vie quotidienne en Corée.
Je voulais absolument partir en PVT afin de pouvoir expérimenter le quotidien là-bas. Je voulais voir si mon coup de cœur allait se vérifier ou si en fait, c’était juste la magie d’un premier voyage qui m’avait séduite.
Maintenant que je suis rentrée de mon PVT, je peux clairement confirmer mon coup de cœur. J’aime vivre là-bas, j’aime la facilité du quotidien (une fois qu’on s’y est habitué), j’aime la culture, j’aime la nourriture, la proximité de la nature, les saisons. Bref, j’aime vivre là-bas.

On a souvent tendance à idéaliser un pays avant d’y vivre. Les Voyages de 2 semaines où même 2 – 3 mois ne permettent souvent pas de comprendre le quotidien sur place. Le PVT est donc un bon test pour cela. Et pour moi, ça m’a vraiment bien réussi. Si bien, que si l’opportunité se présente de pouvoir y travailler, je n’hésiterais pas une seconde.
Je ne suis restée que 7 mois, j’ai raté mon PVT ?
Pour autant, j’ai fait le choix de ne pas rester l’année entière. Au début, j’ai eu un peu l’impression de le vivre comme un échec. Comme si rentrer plus tôt, c’était l’équivalent de rater mon PVT. Pourtant, j’ai vraiment bien profité sur place, et j’ai réellement pu découvrir la vie quotidienne à Séoul. J’ai appris plein de choses sur moi, mes envies et mes valeurs.
Je suis donc persuadée que non, rentrer plus tôt n’est pas un échec. Dans mon cas, j’ai décidé de raccourcir mon PVT pour mieux pouvoir en profiter et avoir un plus gros budget mensuel que ce que j’avais prévu.
Je ne regrette absolument pas ce choix. Et si j’avais pu rester plus longtemps tout en profitant comme je le voulais, évidemment que je serais restée l’année complète. Malgré tout, ce PVT a été pour moi la meilleure expérience de ma vie. Et je recommencerais sans hésiter.
Et si je n’aime pas l’expérience sur place ?
Cependant, ce coup de cœur n’est pas toujours évident. Et ce que je veux mettre en avant ici, c’est qu’il faut se laisser le temps de découvrir un pays. Si en fin de compte, tu te rends compte que cet endroit n’est pas pour toi, que tu n’arrives pas à t’y sentir bien, ce n’est pas un échec non plus.
On est tous différents, on a tous une manière différente de vivre, et ce qui convient à l’un ne convient pas forcément à l’autre. Il n’y a aucune honte à rentrer plus tôt d’un PVT si celui-ci ne te convient pas.
Ce que je veux dire, c’est que chaque PVT est différent et chaque expérience est unique. Alors écoute-toi. Je te conseillerais de rester au moins 4 – 5 mois (le temps de t’acclimater et trouver ton rythme) pour vraiment te faire une idée, mais si ça ne te convient pas, c’est très bien aussi !
Tu auras eu le courage de te lancer dans l’inconnu, de partir seul·e, d’essayer et d’en apprendre plus sur toi. Car le PVT, c’est aussi ça. C’est apprendre à se débrouiller dans l’adversité, en apprendre plus sur nous, nos valeurs et nos envies ! Même un voyage plus court, est un voyage riche et réussi !
5. Le rêve de l’expatriation VS la réalité
Un dernier point que j’aurais voulu savoir avant de partir en PVT est le dilemme entre le rêve de partir et le quotidien qu’on perd avec nos proches. C’est un point auquel je n’avais pas beaucoup pensé avant de partir. Certes, j’avais déjà fait des voyages solos pendant 6 mois auparavant. Mais je savais que c’était seulement une demi-année, et puis je rentrais.
Quand on voyage, 6 mois, ça passe extrêmement vite. Mais rêver de vivre ailleurs, s’accompagne souvent d’un projet de rester un an, ou plus. Cela implique qu’on va d’office rater des moments importants avec nos proches. Noël, les anniversaires, les crises, les moments de joies…
Ce coût, je le connaissais déjà. Quand on part pour un certain temps, on sait qu’on va rater certaines choses, mais globalement lorsqu’on reviendra, les choses seront à peu près les mêmes que lorsque est parti.
Se construire une deuxième vie
Par contre une chose que je ressens très fort maintenant, et que je n’avais pas eue en voyageant, c’est l’impression d’avoir eu deux vies et que je suis forcée de n’en choisir qu’une seule.
Pendant mon séjour, j’ai eu le temps de me construire une nouvelle famille, des habitudes, un nouveau quotidien… Pourtant, mes proches me manquaient. J’avais réellement envie de les revoir et je me sentais coupable de rater des moments avec eux. Je vivais ma vie de rêve à Séoul, Mais ma vie à Bruxelles me manquait.
Alors quand je suis rentrée, j’étais réellement heureuse de les retrouver. Mais ce que je n’avais pas prévu, c’est que ma vie en Corée et mes proches, là-bas, me manqueraient tout autant.
Le coût de la double vie
Ça fait maintenant 2 mois que je suis rentrée et mon cœur balance toujours autant entre les 2. Le dilemme entre : partir et laisser mes proches ici, ou rester, mais abandonner ma vie de rêve à Séoul, est quelque chose qui me pèse encore beaucoup. Car peu importe le choix que je ferais, je devrais abandonner une partie de moi.
C’est un coût que je n’avais pas anticipé. Maintenant, que j’ai construit une deuxième vie ailleurs, je dois choisir laquelle je veux vivre pour les années à venir, sachant que l’autre sera mise en pause.
Pour ceux qui ne sont jamais partis longtemps, je peux paraître dramatique, mais c’est ce que vivent beaucoup d’expatriés. L’impression d’appartenir à 2 endroits en même temps et de ne pas pouvoir y être à 100 %. J’ai l’impression qu’une fois qu’on a vécu ça, cela restera avec nous.
Voilà pourquoi je voulais te partager ce dernier point. Avant de partir, sache que ce genre d’expériences sont des expériences extraordinaires qui valent vraiment la peine d’être vécues. Et si tu hésites, je te pousserai sans hésiter à passer le cap. Mais sache que tu risques d’en revenir changé·e. Pour le meilleur ou le pire !
Mes liens utiles pour le PVT en Corée du Sud
J’espère que mon retour d’expérience pourra t’aider à la préparation et à l’expérience de ton PVT. Si tu as des questions ou que tu hésites à partir, hésites pas à revenir vers moi. Je me ferais un plaisir de te partager mon expérience et de t’aider ! En attendant, je te partage ci-dessous les app et ressources que j’ai le plus utilisé pour mon PVT.
- Logement : j’ai utilisé l’app Gobang (고방) pour trouver mon appart. L’app est uniquement en coréen, mais tu peux y trouver des chouettes appartements et collocs à des prix corrects.
- Pour t’aider à préparer ton PVT : le guide pvtistes est très complet. Si tu le suis à la lettre, tout se passera comme sur des roulettes.
- Pour tes petits achats en tout genre : mini mobilier, décoration, vie de tous les jours : Coupang. C’est un peu l’amazone coréen, mais livré en 24 h et avec des prix ultra attractifs. Il faut un peu trier les annonces, mais il y a des super trucs pas chers.
- Carrot (당근) pour trouver des affaires en seconde main dans ton quartier ou pour revendre tes affaires en fin de PVT
- Pour traduire le coréen et t’aider à t’exprimer : Papago. C’est le google traduction coréen. Il est bien plus correct et fonctionne super bien.
- Naver map : pour indiquer tous les endroits que tu veux visiter, tes coups de cœur ou simplement pour trouver ton chemin ! Attention la version coréenne est beaucoup plus complète que la version en anglais. Donc si tu sais lire en coréen, je te conseille de prendre la version coréenne.
J’ai encore plein d’adresses et tips pour ton quotidien sur place. Y a-t-il des choses spécifiques que tu aimerais savoir ? Dis-le-moi en commentaire que je puisse les intégrer à mon prochain article.





